— Témoignages —

Hinda

Maman qui n'arrivait pas à avoir d'enfant suivie par téléphone

Bonsoir nathalie c hinda jespere que vous allez bien depuis je vous annonce ma grossesse de 5 mois j'y suis arrive grâce a dieu et je vous remercie encore de votre aide je vous oublierai pas c'était dur pr moi je suis passer par d moment pas facile jespere accoucher mon petit bou chou je vous apelerai bientôt.

Lydia de Senne, Québec

Doula

Merci Nathalie,

Tes mails sont vraiment des mines d'informations formidables à partager avec nos clients (je suis aussi accompagnante).

Et rien de telle qu'une bonne information pour désamorcer l'obscurantisme dans lequel le monde médical veut bien nous maintenir.

Merci à toi.

EG

Une maman que j'ai eu la joie d'accompagner pendant sa grossesse, son accouchement et après...

Je remercie beaucoup Nathalie qui m'a accompagnée au cours de ma grossesse.

Il s'agit de mon premier enfant, j'ai donc très apprécié son expérience, sa disponibilité et ses conseils avisés.​


J'ai pu bénéficier de massages chaque semaine, les trois mois précédent la naissance.

C'est vraiment agréable de prendre soin de soi pendant ce moment particulier.

Après les massages, je me sentais détendue et en même temps plus dynamique les jours suivants.

Nathalie a été présente pendant la nuit de mon accouchement.

Elle a su trouver sa place, discrète et rassurante. Je me suis sentie accompagnée et prise en charge.

Après la naissance de ma fille, j'ai pu contacter Nathalie pour plein de petites questions pratiques sur les suites de couches et la mise en route de l'allaitement.

Nathalie Lallias

de l'association Les berceaux du ciel dans le cadre d'un parcours pour femme : Nouvelle Eve

 Bonjour Nathalie,

Notre première rencontre entre femmes autour du parcours de Anne Merlo a été pour moi une bénédiction, bienfaisante et pacifiante... un moment de pur bonheur dans la réconciliation de l' " Etre-Soi "...

Je te remercie beaucoup d' avoir eu cette superbe initiative, et d' être ce que tu es Nathalie, tu as un coeur "gros comme ça" en terme de dévouement et de gentillesse !!, et me réjouis de nous retrouver toutes pour la suite le 30 Juin...

R.

un homme qui m'a écrit par email

comme il est grand ce ministère d'accompagnement auprès des maman qui portent la VIE !

Bravo Nathalie !

Merci

Muriel Bonnet del Valle

Auteure de "Naissances un voyage" et réalisatrice de film

Nathalie
Jamais je ne pourrais oublier ton dévouement et ta ténacité, grâce auxquels mon film a pu être projeté dans le cadre de ton association. Plein de belles choses à toi et à tes projets.

Nathalie Lallias

Coach de vie

Nathalie est une personne aux ressources incroyables. Elle a un grand sens de l'écoute et sait donner de bons conseils. C'est une personne de confiance, souriante, agréable, qui a traversé de nombreuses épreuves et sait d'autant mieux aider les autres. Je vous la recommande du fond du cœur !

Nathalie Koné

Maman accompagnée avant et après les accouchements.

Nathalie est une accompagnatrice formidable et passionnée. Elle répond à toutes les questions avec une grande patience. La sage-femme ne peut pas se permettre de prendre autant de temps. Nathalie accompagne aussi pour l'allaitement. J'ai moi-même allaité mes deux enfants de façon réussie grâce à elle.

VDG

long récit de naissance partagé par VDG. J'ai accompagné ce jeune couple dans la naissance de leur premier bébé. Je me suis déplacée en train à plusieurs reprises malgré la distance qui nous séparait.

Naissance volée.

à L. que j'aime de tout mon coeur de mère.

Nous sommes partis au Canada avec mon ami, pour nous recentrer sur nous même.

Après quelques mois, nous avons décidé de concevoir un enfant pour magnifier nos 10 ans

ensemble et enfin créer NOTRE famille. La conception fut peut être la chose la plus facile,

car ensuite sont arrivées toutes ces choses auxquelles nous n'avions pas pensé. Notre statut de

non-résident au Canada ne nous permettait pas d'avoir les soins à moindre frais. Il fallait

compter 100 dollars pour une visite chez le médecin et environ 400 dollars pour une

échographie et une prise de sang (nous étions payé au smic local, soit 9,50 dollars de l'heure).

Il n'était donc pas question d'aller chez le médecin. Heureusement, je connaissais des amies

sages-femmes qui ont put me guider, par quelques courriels instructifs, dans les méandres des

premiers mois : une tisane au gingembre le matin pour éviter les nausées, tous les jours une

orange pour le bébé...

Nous sommes tout de même aller faire la première échographie, car nous avions

besoin d'un papier pour ouvrir nos droits en France, pour ce bébé à naître. Ce fut un moment

magnifique. La première fois que nous avons vu notre enfant ! Ca y est, c'est vrai, le bébé est

là. On peut le voir. Et il a ses deux bras, ses deux jambes. Un bonheur infini nous emplit le

coeur. Nous restons silencieux à admirer ce petit bout d'homme, sur cet écran noir et blanc.

L'échographe se retire avec les tests sanguin et nous laisse seule, tous les trois ; mon ami, moi

et ce petit nous. Nos regards se croisent. On a la larme à l'oeil et rien ne vient troubler cet

instant de bonheur. Quand l'échographe revient, elle nous dit que tout va bien, et nous parle

un peu du bébé. C'était agréable d'avoir une personne qui vous rassure, qui vous montre où

est le bébé, comment il va grandir... Mais une fois l'échographie terminée, retour à la vie

normale.

J'ai passée ces premiers mois de grossesse sans soutiens extérieur fixe me fiant

uniquement à mon instinct. (Il me prenait parfois de monter l'escalier du duplex où j'habitais,

à quatre pattes. J'ai appris plus tard, par mon ostéopathe, que cette position était bénéfique

pour le dos et qu'elle permettait au bébé de s'installer confortablement, sans problème de

pesanteur).

Préparant notre retour en France, je cherche une échographe qui voudra bien de moi.

Après m'être littéralement fait jeter de tous les hôpitaux et cliniques, parce que je n'ai pas fait

la première échographie chez eux, ou parce que je n'accoucherais pas dans leurs locaux, je me

dirige vers un cabinet privé qui enfin, après plusieurs appels, veut bien me prendre.

En parallèle, je cherche une sage-femme, car je souhaite accoucher à la maison. Une

de mes amies me parle de Nathalie, en me disant qu'elle est Doula et qu'elle pourra surement

me renseigner.

Qu'est ce qu'une Doula ? Je n'ai jamais entendu ce mot. Je recherche sur internet, notamment

sur le blog que m'a donné mon amie « les mères veilleuses » Et là, en lisant la présentation, je

me dis que c'est exactement ce qu'il me faut. Un soutient extérieur ouvert, au centre d'intérêt

rejoignant les miens. Inspiration mexicaine, canadienne, réflexion pour les accouchements à

domicile, discussions sur la grossesse. Tout ce que je n'ai pas eu depuis ces 5 premiers mois

et qui me manque cruellement.

Je prends contact par courriel et, naturellement, une belle relation de soutiens et de

compréhension se crée. Merci, je peux enfin souffler, quelqu'un est là pour m'épauler.

Du haut de mes 27 ans, j'avais beau avoir entendu et vu des femmes enceintes, vivre

cet état de l'intérieur est vraiment différent. Je n'ai jamais été chochotte ou trop intéressée par

mon physique, mais là, que je le veuille ou non, mes seins grossissent en tirant sur ma peau,

mon ventre s'arrondit doucement. Je me fatigue plus vite. Je sens que mon énergie est utilisée

à d'autres fins que celles habituelles. Je dois m'allonger dans la journée pour « respirer » un

peu.

Enfin je vais savoir si ces petits troubles que je vis sont normaux, et si je peux en éviter

certains, en me relaxant ou en prenant certaine position.

La seconde échographie se passe dans une ambiance tendue. A peine rentré dans la salle,

l'échographe dit à mon ami: « asseyez vous, là » et à moi « enlever votre pantalon et installer

vous ». Pas un bonjour, ni un sourire, nous sommes avec une machine qui s'intéresse

tellement peu à nous que sur la feuille d'échographie, elle note mon second prénom, que je

n'utilise jamais. Elle ne peut pas le savoir, elle ne m'a pas nommée une seule fois.

Dés notre retour en France, Jack, mon ami, trouve du travail, et moi je dois trouver une sage

femme au plus vite, je suis à 6 mois de grossesse. Sans attendre, Nathalie m'aide à chercher

une sage-femme qui fasse les accouchements à domicile. Il n'y en a que deux dans la région

où j'habite, à plus d'une heure de chez moi.

Après une conversation plutôt rapide au téléphone (âge, premier bébé, date du terme)

nous allons rencontrer la sage femme. J'en parle à Nathalie, qui me dit ne pas la connaître

personnellement, et me donne deux, trois questions à lui demander afin de mieux préparer

mon accouchement. (Comment elle fonctionne, quand va-t-on à la maternité s'il y a un

problème...).Toutes ces questions auxquelles, moi, novice, je n'aurai pas pensé, et qui sont

très importantes pour le bon déroulement de l'accouchement.

Nous allons au rendez-vous, Jack et moi, sans savoir sur qui nous allions tomber. Car jusqu'à

présent les « médecins » que nous avions rencontrés en France étaient plus des machines que

des êtres humains. Le début de la rencontre se passe bien, elle nous explique son parcours,

pourquoi elle fait les accouchements à domicile. Ensuite, elle s'intéresse à nous, notre

parcours, pourquoi nous souhaitons faire cet accouchement à la maison. Bref, tout ce déroule

très bien, nous avons enfin trouvé une personne humaine.

Après que nous ayons donné nos raisons, elle me demande si je suis douillette et si je

me suis déjà fais mal. Un peu étonnée par la question, je réponds que je ne suis pas tellement

douillette, et que non, je n'avais pas subit de douleur qui est marqué mon esprit. Et la voilà

qui me coupe, en me disant que les douleurs de l'accouchement sont comparables à une

colique néphrétique, en plus douloureux. Que l'accouchement est un peu comme une épreuve

sportive de haut niveau qu'il faut gagner, avec des douleurs qu'on ne peut pas imaginer.

Jusqu'alors je n'avais pas tellement visualisé l'accouchement comme quelque chose

d'horrible. Pour moi, c'était au contraire un moment ou le corps reprenait son droit en

donnant naissance à un enfant, et si cela ce faisait depuis des millénaires, ça ne devait pas être

insurmontable. Mais voilà, après ce rendez-vous, ma confiance est ébranlée. Je commence à

prendre peur de l'accouchement, ou plutôt de la douleur de l'accouchement. Ce qui est

étonnant c'est que je n'avais jamais vraiment envisagé l'accouchement en négatif, bien que je

sache que c'est un moment douloureux, c'est aussi et surtout l'arrivée du bébé. Mais là, je ne

vois plus que la douleur physique.

Quelques jours plus tard, je m'en confie à Nathalie, qui m'a dit de ne pas m'en faire et

m'indique quelques très bons livres qui traitent de cette douleur et comment les femmes

peuvent l'accepter. Elle me raconte ses différents accouchements et le degré de douleur de

chacun. Finalement à force de discuter avec elle, l'angoisse commence à s'en aller. Elle a prit

le temps de venir nous voir chez nous, malgré la distance. De répondre à toutes nos questions

sur l'accouchement à domicile, l'arrivée d'un bébé dans une famille, la liste des choses à

acheter pour les premiers soins, les premiers jours, les tisanes à prendre pour aider les muscles

à s'étirer pendant l'accouchement. Nous nous sentons compris, écouté et rassuré.

Ensuite vint la troisième et dernière échographie, qui c'est vraiment bien passé (j'avais

changé d'échographe suite à notre déception de la précédente échographie). Le bébé va très

bien, il promettait d'être grand. Nous sommes tous les deux grands, c'est donc normal.

Je vais ensuite au rdv pour m'inscrire à la maternité, au cas où l'accouchement nécessite une

aide médicale. La encore, tout ce passe bien. Ils prennent ma tension, écoutent les battements

de coeur du bébé, on dirait le trot d'un cheval. C'est assez envoutant à écouter.

Je reçois la sage-femme chez moi pour qu'elle puisse repérer les lieux, et réaliser le rdv du

9ème mois. Nous regardons ensemble comment je pourrais me préparer et m'installer le

moment venu. Comment utiliser le ballon gonflable, pour aider pendant les contractions. Je

lui ai demandé si cela ne la gênait pas si, la doula qui m'accompagnait pour cette grossesse

vienne me soutenir pendant l'accouchement. Elle me regarde avec des yeux furibonds :

« Pourquoi as tu besoin d'une telle personne ? » Je doit lui réexpliquer mon parcours et le

soutiens que m'apportait la doula pour qu'enfin elle se relaxe un peu et m'autorise à l'avoir à

mes cotés à condition de l'appeler « amie » et non Doula. J'en ai parlé par la suite avec

Nathalie qui m'a dit connaître ce comportement. Etonnamment on le retrouve surtout en

France, car au Canada, en Angleterre, ou dans d'autre pays européen, les doulas sont mieux

accueillies.

Je n'aimais pas tellement sa présence qui me stressait, et je me suis fait la réflexion que je

préfèrerais accoucher sans elle, mais c'était impossible. Il me faudrait compter sur le coté

rassurant de la doula pour effacer cette sensation que créait en moi la sage-femme.

D'ailleurs quand elle a pris ma tension, elle a trouvé une tension élevée, alors que le matin

même j'étais à 11. Je pense qu'elle était elle même un peu stressée. C'était un premier bébé

pour moi, et cela faisait peu de temps qu'elle faisait les « premiers bébés », chose un peu plus

compliquée, car la future maman n'a aucune expérience de la douleur, ou de la manière dont

elle va réagir. Elle me disait que mon ventre était très gros pour un premier, que les

battements du coeur du bébé étaient un peu lents... Rien de rassurant pour une future maman.

Heureusement, Nathalie était là pour me calmer, me rassurer, et me redire encore qu'il ne

fallait pas que je m'inquiète, que l'accouchement est une chose naturelle et que nos corps de

femme sont capable d'endurer beaucoup de chose, car ils ont été conçu pour ça. Et qu'il fallait

que j'écoute mon coeur et mon instinct.

Enfin le grand jour est arrivé, mais pas tellement comme nous l'avions espéré. Pour

beaucoup la naissance de leur enfant est un moment magique, pour nous ça a été un moment

dur.

Au lieu de perdre les eaux, je perdais du sang très liquide, comme s'il avait été

mélangé au liquide amniotique. Seule chez moi, debout dans la baignoire, j'appelle la sagefemme

qui me dit de filer à la maternité. J'appelle Jack. Il est à un rendez-vous professionnel,

essaye de se dépêcher, mais ne sera pas là avant une bonne demi-heure et me dit d'appeler les

pompiers. J'appelle la maternité pour leur dire ce qui m'arrive, et me décide à appeler les

pompiers. J'aurai préférer m'en passer, je n'aime pas être dépendante et entourée de personne

que je n'ai pas choisit, mais il n'est plus question de choix. Je ne suis pas tellement stressée,

je sens que je vais bien et mon instinct me dit que le bébé va bien. J'appelle les pompiers, ils

seront là dans 5 à 10 minutes. Juste le temps de mettre de quoi absorbé tout ce sang qui coule

entre mes jambes, de rincer la baignoire et la sonnette retentie.

Ce sont les pompiers. Un, deux, trois, quatre, je souris, je leur demande s'ils sont venus en

car. Ils me regardent en souriant et me demande comment je vais. Plutôt bien, à part ce sang

qui ne cesse de couler. Il me demande de m'allonger jusqu'à l'arrivé du médecin qui ne

devrait plus trop tarder. Je vais chercher des alèzes pour protéger l'endroit où je veux

m'installer. Mais les pompiers me supplient de ne pas bouger, et de leur dire, où ils pourront

trouver tous ce dont j'ai besoin. Je souris à nouveau,

- Je ne suis pas impotente. Je peux le faire.

- Nous allons le faire, vous ne devez surtout pas bouger.

Le médecin arrive pendant que nous sommes en train de discuter. Un des pompiers veut

m'installer une perfusion, mais l'aiguille « casse » la veine. Il s'excuse platement et me

demande l'autre bras.

Le médecin ne décele rien d'anormal. Il essaye d'écouter le coeur du bébé au stéthoscope, car

il n'a que ça sous la main. Mais bien sur, on n'entend rien au stéthoscope. Ce n'est pas fait

pour ça. Jack m'appelle. Je lui explique la situation : Moi, allongée au milieu de 4 pompiers et

2 médecins. On ne sait pas ce que j'ai. On n'entend pas le bébé au stéthoscope. On part à

l'hôpital. Il nous rejoindra là bas.

Les pompiers me mettent sur une civière, je leur montre que je peux très bien marcher, mais

non, il faut que je fasse le moins de mouvement possible. Je descends donc de chez moi dans

une civière, portée par quatre pompiers. Je leur dis en rigolant que ce doit être un peu lourd,

mais que c'est surtout le bébé qui pèse. Nous continuons à papoter, on m'installe dans le

camion et on file à l'hôpital, la sirène allumée.

En arrivant, Jack attend devant la porte des urgences. Il est blanc, presque livide. Ca

lui rappel l'accouchement de son petit frère, que lui ont raconté ses parents. Cela c'était mal

passé, les médecins avaient du réanimer le bébé qui était mort-né. Il est mort à 20 ans des

suites de cet accouchement.

Je lui explique que tout va bien, et j'ai senti le bébé bouger dans mon ventre. Il se calme un

peu. Mais, tous ces hommes en blouse qui me tourne autour, cela ne le rassure pas du tout. Il

aimerait faire quelque chose, aider, me prendre la main, mais personne ne s'intéresse à lui. Il

est perdu dans ce flot de blouse. Se sentant inutile, il téléphone à ses parents pour les tenir au

courant. Il veut leur expliquer calmement la situation. Mais les mots se mélangent dans sa

bouche. L'émotion qu'il avait contenue jusqu'à là sort par vague. Quand il revient me voir il y

a encore plus de monde dans la salle d'examen.

Moi, qui voulais un accouchement dans l'intimité de ma maison, me voilà les quatre fers en

l'air avec une dizaine de médecins et apprentis médecins qui défilent entre mes jambes. Après

un monitoring où on entend parfaitement le coeur du bébé qui est calme et une prise de tension

parfaite pour moi. On passe à une échographie, mais là non plus, rien d'anormal, ou peut être

si justement, la poche du bébé est intacte, le col est haut, je n'ai pas de contraction...d'où

vient ce sang qui coule toujours ?

On dit discrètement à Jack qu'on ne sait pas ce que j'ai. Qu'ils ne sont pas confiant pour la

santé du bébé et la mienne. De nouveaux médecins arrivent à vive allure. La tension monte

dans la pièce. Seul l'anesthésiste se veut rassurant. Jack reste là, au milieu de ce va et vient,

terrassé par une angoisse horrible. Personne ne s'intéresse à ce qu'il ressent. Il est figé par la

peur de nous perdre et le manque de soutient extérieur.

Les pompiers s'en vont. Un des médecins décrète à la vue de la quantité de sang que je

perds, qu'ils vont réaliser une césarienne en urgence. Et Merde ! Moi qui espérais encore

accoucher normalement peut-être pas chez moi, mais normalement, c'est foutu. Je n'ai pas

mon mot à dire.

On me prépare pour la salle d'opération. On me dénude complètement, on me rase au

milieu de cette agglutination de médecins. J'ai à peine le temps de cligner des yeux que je suis

en salle d' « op ». Où est Jack ? Je suis seule au milieu de cette foule de blouse, allongée, les

bras en croix, un drap vertical au niveau de ma poitrine. On m'explique que l'on va me faire

une péridural, que je ne sentirai pas la douleur, seulement les mouvements. On me prévient

que ça va « bouger » un peu. Ils ont tellement secoué mon bassin que j'en ai encore des

vertèbres déplacées.

Je demande s'ils attendent que le cordon cesse de battre pour le couper. Le médecin qui

s'occupe de moi me dit que le cordon ne cesse pas de battre, que c'est un muscle. Je le

regarde l'air ahuri.

- « Euh ...si... le cordon cesse de battre par lui même quand l'enfant a reçu les derniers

apports dont il a besoin ».

Où suis-je tombée ? Je les entends avoir du mal à sortir le bébé, mon bassin est balancé dans

tous les sens. Je les entends parler de ventouse.

Après quelques minutes, j'entends le crie d'un bébé au loin et la porte du bloc qui s'ouvre

et se referme. On me nettoie. On me recoud.

- Qu'est ce que vous voulez comme agrafe pour refermer ?

- ...

Une énorme vague de tristesse m'envahi. La douleur est dans mon coeur, plus que dans

mon corps inerte. Ma fille est née. Je ne l'ai pas vu. Je ne l'ai pas sentie. Je ne l'ai pas touché.

J'ai envie de pleurer, mais il y a trop de monde autour de moi.

Après quelques minutes, la porte du bloc s'ouvre et on m'apporte ma fille. Elle est

belle mais je n'arrive pas à le voir. Je voudrais la prendre, la coller contre moi, mais j'ai

toujours les bras en croix. On me dit que je vais partir en salle de repos pour deux heures. Ils

repartent avec ma fille. On finit de me recoudre et on me roule jusqu'à la salle de repos où,

j'ai hâte de retrouver ma famille nouvellement agrandit.

Mon conjoint n'est pas là, ma fille non plus. Je suis seule. Il est tard. La péridural disparait

doucement laissant place à la douleur. Je n'arrive pas à réaliser que ma fille est née et que je

suis mère. J'ai plutôt l'impression qu'on m'a enlevé une partie de moi, un peu comme si l'on

m'avait enlevé l'appendicite.

Je reste là, à attendre qu'on veuille bien m'apporter ma fille. J'ai la sensation d'être un objet

sans âme, qu'on aurait posé à l 'écart après une surchauffe.

Après une heure, Jack arrive enfin. Il est heureux, mais lui aussi son bonheur est

entaché par cette drôle de naissance, à laquelle nous n'étions pas préparé du tout. En une

demi-heure le bébé a été extrait de mon corps, sans aucune participation de notre part. Il

m'informe qu'il est resté au coté de la petite quand elle n'était plus avec moi.

Il doit filer à la maison lui chercher des vêtements, car nous n'avions rien prévu, vu que la

naissance devait avoir lieu chez nous. Il me dit aussi qu'il à demander à ce qu'on m'apporte

ma fille. Je souris tristement, il me prend dans ses bras. Je suis vide. J'ai l'impression d'être

ailleurs. Il part chercher les affaires. J'attends la petite.

On la roule à coté de moi dans une couveuse. Il l'installe à mon niveau. Nous nous

regardons pour la première fois. « Alors c'est toi !» On se dévisage toutes les deux. Je

découvre le prénom que ton père t'a donné. Mon coeur se réchauffe. Je réussi à glisser ma

main dans une ouverture de la couveuse pour pouvoir enfin te toucher. Je voudrais te prendre

et te blottir contre moi.

Toi aussi tu as du passer un moment difficile. Tu n'étais pas prête à venir aujourd'hui. Tu

n'as que 10 jours d'avance, mais on est venue te déranger, te sortir de force. Tu me regardes

comme si tu ne comprenais pas. Il y a quelques heures encore, tu étais au chaud dans le noir.

Maintenant tu sens le froid, la lumière brutale des néons t'éblouit. Tous ce que tu touches

autour de toi c'est du plastique dur, les sons sont différents, les odeurs aseptisées et tu ne sens

plus ta maman.

Après quelques temps mon conjoint revient avec des vêtements. On habille la petite et on

me la présente pour la première tétée. Enfin je te tiens dans mes bras. Malgré tes petits

vêtements je sens que tu es fine et longue. Je voudrais prolonger ce moment de premier

contact avec toi, mais les blouses autour de nous me disent de te mettre au sein. Je m'exécute,

elles ont l'air pressée, il y a eu beaucoup de césarienne ce soir. Alors que je voudrais ce

moment intime, elles nous scrutent pour voir comment nous faisons. Après avoir constaté que

tu tétais bien, rassurées, elles partent voir quelqu'un d'autre. Nous échangeons un regard avec

ton Papa. Lui aussi à l'air fatigué. On sent qu'une floper d'émotion est passé sur ce visage,

l'anxiété, la peur, la tristesse, la joie, la colère, la douceur, l'amour.

- « Je lui ai donné le prénom que tu désirais tant, car je savais que tu serais triste ».

Un sourire plein d'amour nait sur mon visage. Je n'arrive pas encore à parler, tant le choc de

cette naissance à été brutal. Il regarde tous ces fils qui rentrent et sortent de mon corps, cette

machine qui bip au battement de mon coeur, ce coussinet autour de mon bras qui se gonfle et

se dégonfle toutes les 10 minutes pour prendre ma tension. Il semble un peu mal à l'aise. Il ne

sait pas comment s'installer dans cette jungle d'appareil et de fil. Je sens qu'il voudrait me

toucher, mais il n'ose pas. Une infirmière arrive et regarde entre mes jambes si « tout va

bien », et vérifie ensuite ma cicatrise toute fraiche. Elle me demande mon état. J'ai soif. On

m'interdit de boire avant demain. Puis elle repart après avoir noté quelques données sur un

registre.

Jack me regarde. La compassion le bloque. Pour faire cesser ce trouble, il me parle des

différents coups de téléphone qu'il à donner à nos parents respectifs. La petite, rassurée

d'entendre la voix de son papa et les battements du coeur de sa maman s'endort, épuisée par

ce grand dérangement.

On me monte en chambre. On m'installe dans une chambre double, coincée entre la

porte et un rideau, avec comme seul horizon la porte des toilettes. On me dit que je dois noter

toutes les heures de tétés, et les changes. Mon ami s'en va. Nous sommes seules, toutes les

deux dans un univers étranger. Je te couche tous contre moi, pour essayer de « rattraper » cet

instinct maternel qui n'est pas venue avec la naissance. Les infirmières me disent que je

devrais te mettre dans ton petit lit. Je te garde contre moi, je préfère te sentir, ça me permet

d'apprendre à te connaître.

Le lendemain on te pèse, 3 kilos et 400 grammes. Les infirmières s'affolent. Tu as

perdu trop de poids. En réalité, ils ont du se tromper à la pesé, car tu aurais perdu plus de

500gr en une nuit ! Ils veulent te donner des compléments alimentaires, alors que la montée

de lait n'a pas encore eu lieu. Mon instinct me dit de ne surtout pas faire ça. J'appelle

Nathalie, je lui raconte cette nuit mouvementée et ce complément qu'ils veulent te faire

avaler. Elle me soutient et me donne le numéro d'une personne consultante en lactation de la

« leche ligue ». Je l'appelle aussitôt. Elle me confirme qu'il ne faut surtout pas donner de

complément alimentaire avant la montée de lait. De toute son expérience elle n'a jamais vu

une telle perte de poids, cela est physiquement impossible. Il y a du avoir une erreur de peser.

Quand la pédiatre revient, elle essaye de me convaincre de donner les compléments

alimentaires pour la petite. Je lui réponds que je ne veux pas, que nous allons attendre de voir

si elle reprend du poids après la montée de lait. Tant que son poids ne chute pas, je ne lui

donnerais pas de complément alimentaire.

Quelques heures plus tard, la voilà qui revient avec une autre pédiatre tout juste sortie des

bancs de l'école. Elles s'assoient toutes les deux sur le bout de mon lit et recommencent à me

parler des compléments alimentaires. Je n'en peux plus. Je suis fatiguée. Je ne dors que par

tranche de une à deux heures pour nourrir la petite. Je suis triste de cette césarienne qui est

venue mettre en miette l'accouchement que je voulais doux et intime. Je leur répète que je ne

veux pas de compléments et que j'aimerai que quand ma fille dort, je puisse me reposer aussi.

Voilà que la pédiatre fraichement arrivée, me dit qu'il est vital que je donne ces compléments,

que la personne que j'ai contactée à la « leche ligue » n'est pas compétente, et que je suis trop

faible pour faire le bon choix. Elle termine en disant que je suis une mauvaise mère si je

n'écoute pas ses conseils. Je fonds en larme et lui dit que ma décision est prise et qu'elle n'a

pas à juger des compétences d'une personne qu'elle ne connaît pas, elle qui n'a pas encore vu

grand chose de la pédiatrie du haut de ces 28 ans. Et quand j'ai le malheur de lui dire que je

suis fatiguée et triste de la césarienne, elle commence une tirade sur le baby blues. Elle ne

comprend pas que ce n'est pas le fait que mon bébé soit hors de moi qui me rend triste, mais

la manière dont ça c'est fait. Je ne veux plus voir de blouse. Elle m'oppresse. Je ne veux pas

lui parler de l'accouchement que j'aurai souhaitez car elle m'aurait traitée de folle. Je lui

ordonne de me laisser, et de sortir de la chambre. Elle continue à parler, mais déjà je n'écoute

plus, mes yeux et mon coeur lui sont fermés.

Quand les pédiatres sortent, ma voisine de chambre vient me parler, me dire que j'ai raison de

tenir tête, puis elle commence à me raconter très gentiment son histoire. Moi, je voudrais

simplement être seule pour pouvoir laisser sortir ma tristesse une bonne fois pour toute et

pouvoir tourner la page.

J'essaye de me calmer et de m'endormir.

Quand Jack arrive le soir après son travail, il me retrouve dans mon lit, la petite lovée

contre moi. Je lui raconte l'histoire des pédiatres. Il s'énerve en disant que c'est honteux de

venir déranger à ce point une personne moralement et physiquement fatiguée. Le voir ainsi

plein d'énergie et si doux avec moi, me fait reprendre force et courage. Il va voir la pédiatre et

lui dit que si elle à des choses à dire, elle n'a qu'a s'adresser à lui. Je me sens protéger et

tombe dans un sommeil réparateur. Les pédiatres passent toutes les cinq heures pour peser le

bébé, et savoir si elle boit bien. Je veux sortir de cet hôpital. J'étouffe. Jack me mets dans un

fauteuil roulant et nous sortons de cette chambre exiguë et sombre. Et là, devant la fenêtre

nous respirons tous les trois. Jack me raconte les premiers instants de ma fille, que nous

n'avons pas pu partager ensemble.

« - A peine nettoyée par les infirmières du sang de la césarienne, la petite passe de bras en

bras pour être pesée, mesurée, observée sous tous les angles. Et là, comme si elle voulait dire

son mécontentement, elle fait un caca magistral sur toutes les infirmières présentes. »

« - Elle n'aime pas tellement les blouses non plus ! »

Nous éclatons de rire. C'est si bon de rire, d'être juste nous trois, en famille.

Quand chaque soir, vers 21 heures le papa doit partir, mon coeur se déchire, je ne veux

pas rester ici dans cet espace que je déteste, avec ces blouses pour qui je suis un « sacré »

numéro. Il me hisse sur mon lit, la petite sur mon ventre. Mes muscles sont tellement

endoloris que je ne peux pas me mettre assise, ou me lever pour prendre la petite dans son lit

pour les tétés. En plus d'être déçue, je suis impotente, c'est frustrant.

Les jours se suivent dans cette chambre triste et morne. Quelques visiteurs,

heureusement, viennent égailler mon « séjour ». Après une césarienne, il faut rester une

semaine, si c'est notre première enfant. Je voudrais déjà être dehors, au calme chez moi. Ne

plus devoir noter les changes et les tétés comme s'il s'assagissait d'une machine. Au fil des

jours je peux me lever sans tomber dans les pommes, marcher jusqu'aux toilettes. Quand je

peux enfin prendre ma première douche, pliée en deux sous le pommeau de douche, je me

sens mieux. Je retrouve un peu de dignité, de fraicheur. Dans le miroir, ma cicatrice fait

sourire mon bas ventre. Je détourne le regard. La tristesse remonte. Je secoue la tête : « allons,

allons, tu ne vas pas pleurer pour ça ! Ton bébé va bien, et toi aussi ».

Je regarde ma fille. Dés qu'elle est réveillée, elle a les yeux grands ouverts. Comme si

elle voulait découvrir ce nouvel environnement, qui ressemble si peu à la noirceur humide et

chaude du placenta dont on l'a extirpé de force. Elle bouge ses doigts à la recherche de

contact. Nous commençons doucement à nous apprivoiser. J'ai désormais assez de force pour

la changer moi même, je découvre son corps petit à petit. Je remarque, ici une tâche de

naissance familiale, là des petits ongles encore mous, des grands pieds et des grandes mains.

Mais l'instinct maternel fait toujours défaut. Je sais désormais qu'il ne viendra pas d'un coup

comme je l'avais espéré. Je dois le développer seule, en communicant avec ma fille, par la

parole, le toucher, la vue, l'odorat. J'essaye de sentir son odeur, de regarder dans le fond de

ses yeux, je caresse doucement sa tête, je fais des pressions sur ses pieds et ses mains comme

quand elle était dans mon ventre, elle répond en repoussant mes doigts. Je souris. Doucement,

la curiosité nous rapproche.

Le matin de notre sortie, je suis prête bien avant l'heure. Pour que les blouses ne me

gardent pas, je me tiens bien droite, comme si la douleur de la césarienne avait disparue.

J'attends. Jack arrive en poussant le landau, un grand sourire aux lèvres. Enfin ! Nous

rentrons chez nous. Je voulais accoucher à domicile car mon instinct me disait que je

n'aimerai pas les hôpitaux, maintenant je sais pourquoi ! Ici, nous sommes des patients, on

s'intéresse à nos « maux ». Nous perdons toute force de décision face aux blouses. Nous

sommes pris pour des enfants, alors même que nous devenons mère.

Arrivé à la maison je cours m'allonger, la douleur est encore bien présente. Jack

présente la maison à la petite et vient ensuite la coucher à coté de moi. Nous sommes bien.

Personne ne viendra nous réveiller pour te peser ou prendre ma tension.

Je reprends vie tranquillement. Je n'ai toujours pas réussi à digérer cette césarienne.

J'en parle à Nathalie qui fait des recherches et vient me rendre visite avec son classeur plein

de petites fiches des « Césarine ». En lisant ces documents, je me rends compte que beaucoup

de femme on vécu ce que j'ai vécu, et qu'il est normal de passer pas ses sentiments étranges

de perte de maternité, ou d'accouchement volé. Je dévore littéralement les fiches. Nous

discutons longtemps. Elle me montre aussi comment bien positionner les lèvres du bébé car a

force de la laisser téter, j'en ai des crevasses qui me font beaucoup souffrir. Quand je

raccompagne Nathalie à la gare, je me sens plus légère, non pas de mettre débarrasser de cette

tristesse qui demeure toujours, mais de savoir que c'est normal. Et que, comme pour la

cicatrice sur mon ventre, ça va prendre du temps à disparaître. En attendant, je profite de ma

fille, et plus les jours avance plus je la trouve mignonne et mon amour pour elle grandit.

Merci beaucoup à Jack de m'avoir si bien soutenu dans cette période un peu dure de

notre vie et merci à Nathalie de m'avoir guidé, en sachant écouter et conseiller

VDG.


Gwénola Picard

Une jeune maman qui a vécu une cerrada.

« La Cerrada » témoignage d'une expérience unique​

J'ai accouché d'un garçon en Novembre 2010. Et au fil des lectures sur internet et aussi de plusieurs ouvrages sur la grossesse, l'accouchement, la maternité, j'ai découvert des pratiques autour de la grossesse et la naissance venues d'ailleurs (il y en avait certainement en Occident, mais elles ont disparues...). J'ai tout de même très souvent ressenti pendant ma grossesse et les semaines après la naissance un manque...il manquait quelque chose que les cadeaux et cartes de félicitations ne comblaient pas...Puis les mois ont passé et au bout de 6 mois j'ai vivement ressenti le besoin de marquer une étape, de mettre un terme à cette période de ma vie, de l'inscrire, de faire quelque chose pour moi car j'ai donné la vie et même si les personnes de mon entourage ont l'air heureuses de cette naissance je me sens parfois très seule dans mon rôle de jeune maman, peu reconnue en vérité.

Par hasard c'est à ce moment que j'ai fait la découverte de la pratique de Nathalie qui venait justement de faire une formation pour proposer « La Cerrada » ce que l'on nomme plus communément en France par « soin Rebozo ». Le fait que Nathalie propose ce rituel tel qu'il est pratiqué par les indigènes du village de sa formatrice m'a d'autant plus plu que j'ai besoin d'authenticité.

J'en ai parlé à mon conjoint. Il a vu l'importance que cela revêtait à mes yeux et nous avons pris contact avec Nathalie. Faire connaissance avec Nathalie a été un grand plaisir, j'ai pu ressentir toute sa bienveillance, sa gentillesse et son attention avant de la rencontrer en chair et en os. J'étais vraiment impatiente . Cela a été un moment des plus agréables. J'avais demandé à une très bonne amie si elle pouvait assister au rituel et j'ai aimé partager cela avec Nathalie et mon amie. C'était un moment doux, de détente et je crois, chargé d'émotions en plus du bien être que procurent le bain, le massage, les ventouses et la fermeture !

Dans cette ambiance calme et douce comme une caresse j'ai failli m'endormir.

NATHALIE YUNGMANN, 7 rue de mimosas, 64000 Pau, 06 41 58 35 10
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